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Thomas Sankara a une fois de plus résonné à travers les mots des acteurs du football africain : « L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’appitoie sur son sort. Seule la lutte libère. » Cette citation emblématique souligne l’importance de résister face à l’injustice, une posture que le Sénégal a bravement adoptée.
Le pays a refusé de plier face aux manœuvres jugées inappropriées de la Confédération africaine de football (CAF), qui a, à plusieurs reprises, foulé aux pieds ses propres règles, laissant entrevoir un manque de transparence et de cohérence dans ses décisions. Pendant ce temps, le Maroc, hôte de la compétition, a opté pour un silence complice, s’abritant derrière son statut au lieu d’affronter la réalité d’un arbitrage controversé.
Les réactions qui émergent aujourd’hui semblent empreintes de frustration, révélant la rancœur d’un Maroc dont l’histoire ne lui a jamais souri dans le format moderne de la Coupe d’Afrique des Nations. Le dernier titre remporté, remontant à des décennies, appartient à un autre contexte qui ne peut être falsifié. Dans ce climat de défiance, il est clair que pour gagner la CAN, il ne suffit pas de s’asseoir autour d’une table et de négocier ou de pleurer ; la victoire se conquiert sur le terrain, par l’effort et la détermination.
Les voix qui se plaignent suivent un schéma déjà connu dans le football : la défaite poussée par des excuses et des tentatives de redéfinir les règles du jeu. La CAN est une compétition qui se joue à force de talent, de travail d’équipe et de passion. L’histoire n’oublie pas, et le Sénégal l’a démontré en persistant à défendre sa place sur le terrain, loin des politiques et des pressions extérieures.
En conclusion, comme l’a si bien dit Sankara, c’est dans la lutte et l’engagement que se trouve la vraie libération, un principe que le Sénégal incarne pleinement dans le monde du football africain.

