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Le Sénégal accélère sa transformation numérique. Le 24 mars 2026, le gouvernement a lancé trois projets structurants au service des citoyens et de la performance publique, dans le cadre de la montée en puissance du New Deal technologique.
L’événement s’est tenu sous la présidence du Premier ministre Ousmane Sonko, avec pour ambition de construire un écosystème numérique robuste, inclusif et souverain, capable d’améliorer concrètement l’action de l’État.
Trois projets prioritaires
Parmi les chantiers annoncés, trois piliers majeurs :
- Le Cloud souverain : l’État garantit un hébergement sécurisé, performant et maîtrisé des données publiques, afin de renforcer la souveraineté numérique et la résilience des systèmes.
- La Connectivité universelle : l’accès à Internet haut débit s’étend progressivement à plus d’un million de Sénégalais, y compris dans les zones les plus reculées, grâce à une combinaison de technologies visant à réduire les fractures territoriales.
- Le renforcement de la bande passante et des infrastructures : les administrations sont appelées à être davantage interconnectées et modernisées, pour offrir des services publics plus rapides, fiables et efficaces.
Une dynamique déjà engagée depuis 2025
Depuis le lancement du New Deal technologique en 2025, le pays a engagé plusieurs projets structurants, notamment :
- Le guichet unique numérique e-Sénégal, conçu pour centraliser les démarches administratives avec une interface unifiée accessible en continu ;
- La plateforme nationale d’interopérabilité, qui permet aux administrations d’échanger des données de manière sécurisée, afin de fluidifier les procédures et renforcer la cohérence de l’action publique ;
- L’introduction du principe « Once Only », selon lequel l’usager ne fournirait qu’une seule fois ses informations à l’administration, marquant une rupture dans la relation État-citoyen.
Une ambition budgétaire et des leviers d’innovation
Le New Deal technologique devrait mobiliser 1,7 milliard de dollars d’ici 2034. Parmi les objectifs figurent l’extension de la connectivité universelle, appuyée par un living lab fondé sur la co-construction entre universités, populations et collectivités.
Le dispositif prévoit également des investissements liés aux équipements numériques, ainsi que le renforcement des capacités, à travers des solutions de connexion telles que la fibre et les satellites, avec une logique d’accès plus large aux services.
En somme, au-delà des plateformes et infrastructures, le plan vise une modernisation de bout en bout : des outils numériques jusqu’à la manière dont l’administration conçoit et délivre ses services.


