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La nomination du Dr Cheikhou Oumar Bâ à la tête du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités sénégalaises visant à renforcer les performances du monde rural et pastoral.
Il succède à Mabouba Diagne, dont le passage à la tête du département a été marqué par des initiatives en faveur de la souveraineté alimentaire, de l’accompagnement des producteurs et du développement des filières agricoles et d’élevage.
Un expert reconnu des politiques rurales
Socio-anthropologue de formation, le nouveau ministre est considéré comme l’un des spécialistes les plus respectés des questions agricoles et rurales en Afrique de l’Ouest. Son parcours est étroitement lié à la recherche appliquée et à l’analyse des politiques publiques.
Au début des années 2000, il dirige le Bureau d’Analyse Macro-économique (BAME) de l’ISRA, où il contribue à rapprocher la recherche agronomique des besoins de l’État et des acteurs du monde rural.
Une carrière tournée vers la prospective agricole
Il s’est ensuite imposé sur la scène régionale à la tête de l’IPAR, un think tank de référence sur les politiques agricoles et pastorales. Sous sa direction, l’institution devient un espace majeur de réflexion sur la gouvernance foncière, l’agroécologie, l’emploi des jeunes ruraux et la résilience climatique.
Son engagement l’a également conduit à présider le Réseau des Think Tanks de l’espace UEMOA, renforçant son influence dans les débats régionaux sur le développement agricole.
Une approche fondée sur le dialogue et la co-construction
Au fil des années, Dr Bâ a collaboré avec les organisations paysannes, les éleveurs et plusieurs partenaires internationaux, dont la FAO, le FIDA et la Banque mondiale. Cette expérience nourrit une approche basée sur la concertation et la co-construction des politiques publiques.
Un portefeuille stratégique pour l’avenir
À la tête de ce ministère clé, il devra poursuivre les efforts visant la souveraineté alimentaire, la modernisation des exploitations familiales, le développement des chaînes de valeur agricoles et pastorales, ainsi que l’adaptation du secteur aux défis climatiques.
Dans un contexte où l’agriculture et l’élevage demeurent des piliers essentiels de l’économie sénégalaise, cette nomination est perçue comme un signal fort en faveur d’une gouvernance fondée sur l’expertise et la planification stratégique du monde rural.



