DIDIER RAOULT : « L’AFRIQUE TROPICALE EST RELATIVEMENT PROTÉGÉE DU CORONAVIRUS »

DIDIER RAOULT : « L’AFRIQUE TROPICALE EST RELATIVEMENT PROTÉGÉE DU CORONAVIRUS »

Selon le professeur Didier Raoult, la France a du mal à identifier les variants du SARS-CoV-2 ou Covid-19. La deuxième économie européenne est classée 31 ème sur 70 pays selon le taux de séquençage génomique par rapport au nombre de cas d’infections, déclare le professeur marseillais citant un rapport de l’International Journal Of Infection Diseases. L’Hexagone est dépassé notamment par quatre pays africains dont le Sénégal, l’Egypte et le Congo. Rapportés au nombre de morts de Covid-19, la France est reléguée au 71 ème mondial, derrière 18 pays africains selon des travaux complémentaires conduits par le professeur Raoult, rappelant les français à faire preuve de modestie. Pour l’infectiologue marseillais, la France est “tiers-mondialisée” sur cet aspect là. Le sequençage génomique est une technique de biologie moléculaire, qui lit une à une les 30 000 «lettres» du génome du SARS-CoV-2, pour déterminer s’il a muté et quelle est son origine géographique… Depuis septembre, des variants du SARS-CoV-2 ont été identifiés en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, au Brésil et au Danemark.
Selon le professeur Didier Raoult, la France a du mal à identifier les variants du SARS-CoV-2 ou Covid-19. La deuxième économie européenne est classée 31 ème sur 70 pays selon le taux de séquençage génomique par rapport au nombre de cas d’infections, déclare le professeur marseillais citant un rapport de l’International Journal Of Infection Diseases. L’Hexagone est dépassé notamment par quatre pays africains dont le Sénégal, l’Egypte et le Congo. Rapportés au nombre de morts de Covid-19, la France est reléguée au 71 ème mondial, derrière 18 pays africains selon des travaux complémentaires conduits par le professeur Raoult, rappelant les français à faire preuve de modestie. Pour l’infectiologue marseillais, la France est “tiers-mondialisée” sur cet aspect là. Le sequençage génomique est une technique de biologie moléculaire, qui lit une à une les 30 000 «lettres» du génome du SARS-CoV-2, pour déterminer s’il a muté et quelle est son origine géographique… Depuis septembre, des variants du SARS-CoV-2 ont été identifiés en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, au Brésil et au Danemark.

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Né à Dakar, le 13 mars 1952 à l’hôpital Principal, le Pr. Didier Raoult est revenu sur les travaux scientifiques qu’il a effectués ici. Interrogé par IRadio, le patron de IHU de Marseille explique que l’Afrique sous-tropicale est moins exposée au coronavirus que les autres zones.
« L’Afrique sous-tropicale est relativement protégée du coronavirus par rapport aux autres pays. Mais, ce n’est pas sûr que cela dure parce que, quand on regarde des études, y compris celles que nous avons faites au Sénégal sur les autres coronavirus, il est bien possible que le coronavirus actuel y circule. Il est possible aussi qu’il ait une espèce de protection qui peut être due à l’écosystème africain. Et parmi ces éléments, il y a le fait de la prise de beaucoup d’anti-paludiques qui sont efficaces contre le coronavirus. Donc, il est possible que la distribution du virus soit différente en Afrique subsaharienne que ce qu’elle est en Europe », a expliqué le professeur Raoult
Le patron de IHU de Marseille de soutenir qu’il a commencé un traitement avec deux molécules de base que sont l’hydroxycholoroquine et l’azythromycine. Mais, il dénonce les critiques qui ont été émises sur son étude, notamment dans son pays, en France. « Ici, il y a une espèce de cabale un peu fantasque sur les dangers de la chloroquine. Cela fait rire les Africains quand on leur dit que la chloroquine est un médicament dangereux. On a tous bouffé de la chloroquine quand on était gosse. Tout ça n’est pas trop sérieux et ce n’est pas vraiment documenté. La chloroquine a une efficacité sur la maladie », affirme-t-il.