DAKAR : L’ÉGLISE CATHOLIQUE POSE LA PREMIÈRE PIERRE DU CIMETIÈRE CHRÉTIEN SAINT JEAN-PAUL II À GUÉDIAWAYE

25/08/2026 Djibril Diallo 1
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L’Église catholique de Dakar franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses infrastructures funéraires. La pose de la première pierre du futur Cimetière chrétien Saint Jean-Paul II, à Guédiawaye, s’est tenue samedi lors d’une cérémonie solennelle présidée par l’Archevêque de Dakar, Mgr André Guèye. Implanté sur une superficie de quatre hectares, le futur site est présenté comme un espace de recueillement, mais également comme un symbole de solidarité et de dialogue islamo-chrétien.

 

La communauté catholique de la région de Dakar disposera ainsi d’un deuxième cimetière diocésain. À l’occasion de la cérémonie, Mgr André Guèye a procédé à la bénédiction du site et dévoilé officiellement son nom : Cimetière chrétien Saint Jean-Paul II.

 

Le choix de ce patronage constitue un hommage à la mémoire du souverain pontife, dont la visite au Sénégal demeure profondément ancrée dans la mémoire collective. Selon l’Archevêque de Dakar, Saint Jean-Paul II, considéré comme un apôtre de la miséricorde, a été choisi afin de placer ce lieu dédié aux défunts sous sa protection spirituelle.

 

Une prière de bénédiction a ainsi été prononcée pour confier les travaux à la protection divine et implorer le repos éternel des futurs défunts.

 

UN PROJET PORTÉ PAR LA SOLIDARITÉ

 

Dans son allocution, Mgr André Guèye a insisté sur la portée symbolique du projet, qu’il inscrit dans trois valeurs fondamentales de la société sénégalaise : la piété, la solidarité et le patriotisme.

 

La piété se manifeste, selon lui, à travers la volonté d’offrir aux défunts une sépulture digne, conformément aux prescriptions de la foi chrétienne. La solidarité s’est, quant à elle, traduite par la mobilisation autour du projet depuis son lancement en janvier dernier, avec la participation de citoyens issus de différentes confessions religieuses.

 

Pour l’Archevêque, cette mobilisation constitue une illustration concrète de la fraternité entre musulmans et chrétiens au Sénégal. Il a salué un exemple de vivre-ensemble fondé sur la générosité et l’entraide, tout en appelant à maintenir cette dynamique jusqu’à l’achèvement de l’aménagement du site.

 

PRÉVENIR LE DÉSORDRE ET PRÉSERVER LA VOCATION DU SITE

 

Au-delà de sa dimension religieuse, le futur cimetière devra également répondre à des exigences d’aménagement et de gestion. Situé dans une zone comprenant également un cimetière musulman, le site devra bénéficier d’un accès suffisamment dégagé et d’infrastructures adaptées.

 

Mgr André Guèye a notamment plaidé pour la libération des emprises environnantes et la création de parkings afin de prévenir les encombrements et de préserver la quiétude des lieux. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper l’organisation du site afin qu’il demeure consacré au recueillement, à la prière et à la mémoire des défunts.

 

Le prélat a également appelé à une administration rigoureuse et rationnelle du cimetière. Tirant les enseignements de certaines difficultés observées sur d’autres sites funéraires, il a préconisé la sobriété dans l’aménagement des tombes et rejeté toute forme de surenchère architecturale ou d’occupation anarchique de l’espace.

 

UN HAVRE DE PAIX ET DE CONSOLATION

 

La cérémonie de pose de la première pierre a été marquée par un geste symbolique : la plantation de plusieurs arbres. Un acte qui traduit la volonté de faire du futur Cimetière chrétien Saint Jean-Paul II un espace paisible, verdoyant et propice au recueillement.

 

À travers cette nouvelle infrastructure, l’Église catholique entend ainsi offrir aux familles un cadre digne pour honorer leurs défunts, tout en préservant les valeurs de paix, de solidarité et de coexistence qui caractérisent depuis longtemps les relations entre les communautés religieuses au Sénégal.

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