COVID-19: LE PREMIER CAS DE CORONA VIRUS A TIVAOUANE PEULH POURRAIT ETRE FATALE (Par : Mamadou Wathy)

LE PREMIER CAS DE CORONA VIRUS A TIVAOUANE PEULH POURRAIT ETRE FATALE (Par : Mamadou Wathy)

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Le Sénégal vient de franchir la barre des 1000 infectés du Corona virus. Mais miraculeusement la Commune de Tivaouane-Peulh Niague-Lac Rose n’a jusqu’ici pas encore enregistré son premier cas. Bien évidemment l’on se demande combien de temps faudra t-il au virus pour faire son entrée dans ce patelin niché entre Keur Massar dans le département de Pikine et Niacourab Jaxaay dans le département de Rufisque.

En effet, même s’il est hors de question de jouer les oiseaux de mauvaise augure, il est certain que la pandémie s’est répandue au sein de plusieurs localités avoisinantes comme à Keur Massar, Niacourab et Rufisque, d’où l’impérieuse nécessité de se retrousser les manches, pendant qu’il est encore temps, pour sensibiliser à outrance la population locale, à davantage s’approprier les gestes barrières préconisés par le Ministère de la Santé et de l’Acion sociale.

Dame, un jeune couturier établi non loin de l’esplanade qui sert de gare routière pour les mini cars et autres moyens de locomotion de fortune est catégorique. » Si Tivaouane Peulh enregistre un cas de corona virus la propagation de la pandémie sera exponentielle »parce-que toutes les conditions sont réunies pour une propagation rapide du COVID-19 dans la commune ce qui pourrait être fatale.

Il en veut pour preuve le non respect des mesures de distanciation sociale par les automobilistes qui font plusieurs navettes en direction de Keur Massar. Selon lui, les charretiers qui transportent une bonne frange de la population dans les populeux quartiers sablonneux de la Commune, continuent de faire comme si de rien n’était, à part quelques individus qui jugent utile le port de masque le plus souvent confectionné de manière artisanale.

Fatoumata, une étudiante que nous avons croisé aux alentours du marché indique que la coupe est pleine avec ces nombreux enfants talibés qui continuent de « divaguer » pour demander l’aumône à toute heure, malgré la décision prise par le préfet du département de Rufisque de faire procéder à leur interpellation en vue de leur acheminement vers leurs localités d’origine.

Ce retraité de l’Education Nationale qui a requis l’anonymat s’offusque des nombreuses femmes qui matinalement  font leurs corvées quotidiennes au niveau des puits pour s’approvisionner en eau.

Dans les boulangeries et autres commerces la distanciation sociale est très peu respectée et le couvre feu débute bien au-delà de 20 heures dans la mesure où certains boutiquiers ne baissent leurs rideaux que tardivement, sans compter quelques jeunes qui nuitamment s’entrainent au mépris de la Loi en vigueur.

       Mamadou Wathy