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En ce dernier vendredi du mois de Ramadan, IQRA s’est vu accorder le droit de vivre, et s’est laissé interpréter sous le joug d’un homme qui demeure une chance pour la Oummah Islamique : Serigne Mouhamadoul Moustapha Sy.
La révélation, c’est l’art de savoir raconter le déroulement d’une aventure, et aussi complexe soit elle, car concernant la formule IQRA. Ce discours, c’est plus que de la récitation, mais plutôt une haute science qui défie événements & bouleversements.
Nous sommes à la Cité de l’Elégance Morale, et le Guide des Moustarchidines peint, dans le cadre de la Leylatoul Qadr, le portrait de IQRA, formule que les ophites ont fini par illustrer à l’image d’une injonction faisant fi de la nécessité d’apprendre.
IQRA, PRINCIPAL TEMOIN DE LA REVELATION
C’est la trajectoire de IQRA, décrite dans sa représentation la plus parfaite. Sa mission trouve son sens dans le fait de devoir interpeller l’étoile de Médine (psl), humain avant que la race d’Adam ne revendique une quelconque « humanité », Prophéte avant que la prophétie du Père de l’humanité (Adam) ne soit prodiguée et porteur de message avant que tout Missionnaire ne revendique un quelconque titre d’envoyé de Dieu.
IQRA est un commandeur des croyants, et assure dignement son rôle de catalyseur dans la mission de Mouhamad (psl). Un rôle devant lequel les propos des prêcheurs qui évoquent « l’aspect caricatural » de la venue de l’archange Djibril aux côtés du Prophéte (psl) deviennent banals. « En vérité, Djibril n’est venu que pour désobstruer tout ce qui, jusque là, était considéré comme les titres de « Noubouwwa » (prophétie) & de « Rissala » (titre d’envoyé de Dieu), mais encore « bloqué » par le tout puissant. Son esprit, son cœur et sa langue étaient comme fiers à l’idée de devoir servir de réceptacles et de porteursdu message du ciel. Et la sueur sur son front n’est autre que la résultante de la lumière qui jaillissait de la Sourate Mére (Oummoul Kitàb), pierre angulaire du livre saint.
IQRA, DU PRIMAIRE AU CYCLE DIT SUPERIEUR
La dimension dite primaire de IQRA est, selon Serigne Moustapha Sy, une manière singulière d’identifier différentes approches, notamment la lecture & l’orthographe (IQRA), la théologie (Bismi Rabbik), la création & l’invention (Allazi Khalaq), la Science Humaine (khalaqal inesàna mine alaq), la Science Morale (IQRA wa rabboukal akram), la Llittérature (Allazi Allama Bil Qalam) & les découvertes de toutes les sciences (Allamal Inesàna màalam yàlam).
Le niveau secondaire va plus loin, avec le discours de la Conférence de Keur Dieumb,tenu il y’a deux ans, et qui évoque IQRA tel le tremplin qui mène le pèlerin vers la destination dénommée Kàabatoul Ouloum, faisant de lui un détenteur du titre de Aàrif. « « L’heure est à l’enseignement supérieur », renchérit-il. « Une haute histoire » , pour reprendre les propos du Capitaine.
La lettre «Bà» (ﺏ) dans le verset IQRA Bismi Rabbik est envoyé par le tréfonds de la source lumineuse (Oummoul Kitàab). Quant au « Bismi Rabbik », le Responsable Moral nous enseigne ici que le ciel a préféré ne point mettre l’accent sur son titre le plus divin qui soit (Oulouhiyeu), mais plutôt sur celui d’un Créateur ayant affaire à sa créature, celle-là qui reste la plus parfaite de tous (wa annahou khayroul khalqillahi koullihimi pour citer Imam Bousri). « Voilà pourquoi il n’est pas mentionné IQRA Bismillah… », précise t-il.
Même la présence de la lettre waaw (ﻭ) n’est point fortuite, car étant ici une sorte de déclencheur du processus d’acquisition de connaissances pour le fils d’Abdallah (psl).
IQRA, PRINCIPAL ADVERSAIRE DES POLYTHEISTES
Enfin la Haute Histoire nous mène à la Mecque, à l’époque où le polythéisme règne en maitre. Là, IQRA s’en prend à ceux là même qui vénèrent « leurs dieux » à une époque où le monothéisme céleste est le seul rempart pour l’homme. Il évoque le 5e verset de la fameuse Sourate « Tahrim » qui, jusque là, n’a servi de référence pour les religieux que dans des discours condamnant certains modèles de comportement et concernant directement les femmes de l’apôtre de Dieu (PSL).
Ici, IQRA cite les Sourates Fatiha (Mouslimatine), Mouminiine (Mouminàtine), Tahriim (Qàa Nitààtine), Tawba (Tàa Ibàtine), Sajdah (Aàbidàtine) & Fathi (sà Ihàtine). Il suffit d’observer ces six (6) sourates dans l’ordre cité pour identifier clairement le processus qui mène le croyant vers le salut, et ceci avec différents piliers. C’est aussi bien une mise en garde-pour ne pas dire réquisitoire-pour ces adeptes de chimères en somme–qu’un rappel pour les croyants, ceux là qui doivent représenter la meilleure des communautés, et ceci comme voulu par IQRA qui parle de partenaires (kounetoume khayra oummatine).
IQRA, UNE HAUTE HISTOIRE
« La religion en tant qu’attitude a pour opposition ce vice que l’on évoque par le vocable hypocrisie (nifaaq) », déclare Serigne Cheikh Tidiane Sy. Par contre, quand on est adepte de l’islam et par-dessus tout croyant, on ne peut pas ne pas être émerveillé par la Haute Histoire évoquée par Mame Cheikh Tidiane Sy Capitaine, et faisant que le fondateur de l’Université du Ramadan reprend la parole pour magnifier ce que Mawdo illustre dans son magnifique Taissir en parlant de la « prosternation prophétique précédant la création de 7 siècles (Salli Alàa Saajidine ).» Quelle différence avec la prosternation des anges ? Et le Chef de Guerre des Moustarchidines de déclarer : « les anges ont tenu des propos contre X. Une complexité qui plonge le Père de l’humanité dans l’incompréhension alors que le Prophéte de l’islam a été édifié par son créateur, et cela malgré le fait que le ciel lui souligne qu’il n’est qu’acteur dans le processus mais pas l’essentiel. »
L’essentiel demeure celui-là qui a fait que la Communauté Moustarchidine ait pour guide un coran vivant : Allah le tout puissant.
Maam Cheikh
Coach, Formateur
Auteur du E-Book Le Tribun de Tivaouane


