CEDEAO : BASSIROU DIOMAYE FAYE ANNONCE L’ÉCHÉANCE DE 2027 POUR L’ECO

04/10/2026 La Rédaction 814
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Par: D Niang

Le président de la République du Sénégal et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Bassirou Diomaye Faye, a participé ce dimanche 4 octobre 2026, à El-Alamein, en Égypte, à la 8ᵉ Réunion de coordination semestrielle entre l’Union africaine (UA) et les communautés économiques régionales.

À cette occasion, le chef de l’État sénégalais a présenté l’état d’avancement du processus d’intégration en Afrique de l’Ouest, en mettant notamment l’accent sur plusieurs chantiers économiques, sécuritaires et institutionnels. Parmi les principales annonces figure l’objectif de lancement de la monnaie unique de la CEDEAO, l’ECO, en 2027.

L’ECO TOUJOURS VISÉE POUR 2027

La monnaie unique ouest-africaine demeure l’un des projets majeurs de l’intégration économique régionale. Le président en exercice de la CEDEAO a indiqué que les chefs d’État de l’organisation avaient retenu 2027 comme échéance pour son lancement.

Cette perspective intervient alors que les institutions communautaires poursuivent les travaux techniques destinés à réunir les conditions nécessaires à la mise en œuvre de la monnaie commune. Début septembre, le Conseil de convergence de la CEDEAO avait estimé que l’objectif d’un lancement en 2027 restait réalisable et demandé l’accélération du processus.

PACTE POUR L’AVENIR ET INTÉGRATION RÉGIONALE

Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a également évoqué le Pacte pour l’Avenir, adopté à Lungi en juillet dernier. Cette feuille de route vise notamment à renforcer la résilience de la région et à consolider les mécanismes d’intégration ouest-africaine.

Le chef de l’État a par ailleurs mis en avant la mise en place de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, présentée comme un outil destiné à faciliter la circulation des citoyens au sein de l’espace communautaire.

Autre chantier cité : l’interconnexion progressive des réseaux électriques des quinze pays ouest-africains, considérée comme un levier de coopération et d’intégration énergétique régionale.

SÉCURITÉ ET DIALOGUE AVEC L’AES

Sur le plan sécuritaire, le président en exercice de la CEDEAO a fait état du renforcement des mécanismes de sécurité collective face à la persistance de la menace terroriste dans plusieurs régions d’Afrique de l’Ouest.

Bassirou Diomaye Faye a également évoqué la poursuite du dialogue avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Burkina Faso, Mali et Niger — qui ont quitté la CEDEAO.

Selon le chef de l’État sénégalais, ce dialogue doit notamment contribuer à préserver les liens entre les populations et les acquis de l’intégration régionale.

LA ZLECAf AU CŒUR DES ENJEUX ÉCONOMIQUES

Le président sénégalais a également plaidé pour une exploitation accrue des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Il a appelé à renforcer la transformation des ressources africaines sur le continent et à développer des corridors d’infrastructures capables de mieux connecter les différents marchés.

L’objectif affiché est de favoriser davantage le commerce intra-africain et de permettre aux économies du continent de tirer une plus grande valeur de leurs ressources naturelles.

Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, salué le Ghana et le Togo pour leur action au sein des Nations unies au nom de l’Afrique, notamment autour de la Déclaration sur la traite des Africains et de la résolution intitulée « Corriger la carte ».

À El-Alamein, le président en exercice de la CEDEAO a ainsi présenté plusieurs chantiers destinés à approfondir l’intégration ouest-africaine. Parmi eux, l’ECO constitue une échéance majeure, avec 2027 maintenue comme année cible, alors que les travaux de convergence et de préparation se poursuivent au sein de l’organisation régionale.

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