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Cette confrontation épique était perçue comme une revanche et un test de caractère pour les deux nations , qui ont réussi leur entrée dans la compétition lundi, en battant respectivement le Botswana (3-0) et le Bénin (1-0). Ainsi , elles avaient l’occasion de valider leur billet pour les huitièmes de finale en cas de succès .C’est , une équipe du Sénégal dominatrice mais moins étincelante qui a été tenue en échec par la RDC Congo ( 1-1) . Il faut dire que le traumatisme du Stade des Martyrs a été un électrochoc pour les léopards qui ont sorti leurs griffes pour arracher ce match nul .
DÉBRIEFING
On ne change pas une équipe qui gagne. Le onze de départ a confirmé la volonté du Sénégal de s’imposer par le jeu, avec une structure fluide et des profils techniques affirmés. Le gardien de but et la défense constituent désormais une base classique et inchangée.Au milieu, le double pivot Gueye–Gueye incarne l’équilibre entre récupération et relance, tandis qu’Ilimane Ndiaye, en position de 8 avancé, assure le rôle de créateur entre les lignes. Naturellement, l’attaque reposait sur le trio Mané–Jackson–Sarr .
PREMIÈRE MI-TEMPS
Le Sénégal est entré avec fracas dès le coup d’envoi, imposant un pressing haut et une présence constante dans les duels. L’arbitrage, parfois tatillon, n’a pas entamé l’intensité des Lions, supérieurs à la fois tactiquement et physiquement.Comme attendu, les Léopards ont opté pour un bloc médian, cherchant à contenir l’adversaire et à lancer quelques contre-attaques sporadiques. Mais la domination sénégalaise fut totale : Jackson et Pape Gueye se sont procurés des occasions franches, sans parvenir à concrétiser. La RDC, elle, est restée pratiquement inexistante dans cette première période. Les Lions devaient plier ce match dans cette période qui a été au final une domination stérile . Le problème de finition donc d’efficacité devant les buts demeure toujours .
SECONDE MI-TEMPS :
Au retour des vestiaires, aucune modification n’est opérée, mais le rythme du match s’intensifie rapidement. Les Léopards abordent cette 2 eme mi-temps avec davantage de détermination et parviennent à concrétiser leur temps fort à la 60ᵉ minute, profitant de la passivité de la défense sénégalaise pour ouvrir le score.La réaction sénégalaise intervient grâce à l’entrée du jeune Ibrahima Mbaye, remplaçant Ismaïla Sarr. Son apport est immédiat : vivacité, verticalité et percussion. Sur une percée solitaire, il déclenche l’action qui mène à l’égalisation du Sénégal à la 69ᵉ minute, signée Sadio Mané.Cependant, les autres changements – Habib Diallo pour Nicolas Jackson, Lamine Camara pour Pape Gueye et Sabaly pour Ilimane Ndiaye – interviennent trop tard pour influencer réellement la dynamique du jeu. L’axe central sénégalais, souvent approximatif dans ses relances, n’a pas rassuré. On a fait preuve d’hésitation et parfois de frilosité dans les repositionnements, laissant entrevoir des failles exploitables. Le coaching de Pape Thiaw, marqué par des ajustements tardifs, n’a pas permis d’apporter la vivacité et l’animation créatrice nécessaires pour prendre l’ascendant dans cette fin de rencontre.
PERSPECTIVES
Les lions ont montré beaucoup de détermination et d’engagement mais ont péché dans la finition et dans la créativité offensive. Ce nul (1-1) laisse les deux équipes en bonne position pour la qualification. Le Sénégal confirme son statut de favori, mais sait désormais qu’aucun match n’est gagné d’avance. La RDC, elle, sort renforcée : elle a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les plus grands.La suite de la compétition promet encore des chocs intenses, où chaque détail comptera.
TOPS DU MATCH :
IBRAHIMA MBAYE :
Son entrée a été marquée par une intensité immédiate. Percutant dans ses prises de balle, il a démontré une belle qualité de dribble et a su apporter la vitesse et la vivacité qui manquaient jusque-là au collectif sénégalais. Son impact s’est ressenti dans la dynamique offensive.
ISMAILA JACOBS :
Très actif dans les phases offensives, il a multiplié les montées et les initiatives sur son couloir, créant du danger par ses projections. Toutefois, son repositionnement défensif a parfois accusé un retard, laissant des espaces exploitables par l’adversaire. Une prestation contrastée, mais globalement positive dans l’animation offensive.
-KREPIN DIATTA : Fidèle à son image, il s’est montré teigneux et combatif, toujours prêt à répondre dans les duels. Sa constance dans l’effort est à saluer, même si son apport dans les transitions offensives est resté limité. On attendait davantage de créativité dans ses projections vers l’avant.
CARTON JAUNE
Le coaching de Pape THIAW a êté très approximatif avec des changements très tardifs pour apporter de la vivacité et de l’animation créatrice dans le jeu.

