LFR 2026 : LE REJET EN COMMISSION REPORTE LE VOTE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Par B Diaw
Le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 est au cœur de l’actualité politique et économique au Sénégal. Rejeté vendredi en commission des finances de l’Assemblée nationale, le texte suscite des divergences entre les groupes parlementaires sur les orientations budgétaires du gouvernement. Le vote en séance plénière a été reporté au mardi 27 octobre à 10 heures, selon les informations communiquées.
Le groupe parlementaire majoritaire Pastef-Les Patriotes refuse d’approuver le projet en l’état et avance cinq conditions. Celles-ci portent notamment sur le renforcement des investissements publics, la réduction du coût de l’énergie, la transparence budgétaire, la rationalisation du secteur parapublic et la sincérité des comptes publics.
De son côté, le groupe Takku Wallu Sénégal s’est abstenu, en contestant la fiabilité des prévisions budgétaires. Ces divergences illustrent les difficultés rencontrées autour de l’examen du collectif budgétaire, qui doit permettre d’ajuster les prévisions de recettes et de dépenses de l’État pour l’exercice 2026.
Des inquiétudes sur le financement de l’État
Au-delà du débat parlementaire, le blocage attire également l’attention des marchés financiers. L’obligation souveraine sénégalaise arrivant à échéance en 2037 aurait enregistré une baisse de 2,166 centimes le 20 octobre, pour s’établir à 48,93 centimes, selon les données citées. Cette évolution est susceptible de traduire une perception accrue du risque par les investisseurs, même si elle ne suffit pas, à elle seule, à établir les causes du mouvement.
Les besoins de financement du Sénégal pour 2027 sont par ailleurs estimés à 6 608 milliards de FCFA par les analystes mentionnés. Ce montant souligne l’importance des arbitrages budgétaires à venir et des conditions dans lesquelles l’État pourra mobiliser les ressources nécessaires à ses engagements.
Le report du vote ouvre ainsi une nouvelle séquence de discussions à l’Assemblée nationale. L’issue des échanges autour de la LFR 2026 sera particulièrement suivie, tant pour ses implications sur la gestion des finances publiques que pour les signaux adressés aux partenaires financiers et aux investisseurs.
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