FILDAK 2026 : LES LANGUES NATIONALES À L’HONNEUR, UN HOMMAGE VIBRANT À BABACAR MBAYE NDACK

19/10/2026 La Rédaction 460
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Par Assane Diop

À l’occasion de la Journée des langues nationales organisée dans le cadre de la Foire internationale du livre de Dakar (FILDak) 2026, acteurs culturels, professionnels de l’édition et passionnés de littérature se sont réunis autour d’un objectif commun : promouvoir les langues nationales comme instruments de transmission du savoir, de valorisation du patrimoine et de souveraineté culturelle. Une rencontre marquée par un hommage appuyé à Babacar Mbaye Ndack, figure dont l’engagement en faveur de la culture et des langues a été salué par l’ensemble des participants.

LES LANGUES NATIONALES AU CŒUR DE LA TRANSMISSION DU SAVOIR

La Journée des langues nationales de la FILDak 2026 a constitué un moment fort de réflexion sur la place des langues du Sénégal dans la production littéraire, l’éducation et la préservation de la mémoire collective. Au-delà de la célébration de la diversité linguistique, cette initiative a remis au centre du débat la nécessité de donner aux langues nationales toute leur place dans les politiques culturelles et éducatives.

Dans un pays riche d’une diversité linguistique et culturelle remarquable, les langues nationales représentent bien davantage que de simples moyens de communication. Elles portent des histoires, des valeurs, des connaissances, des traditions et des modes de pensée transmis de génération en génération. Leur promotion constitue ainsi un enjeu majeur pour préserver l’identité culturelle du Sénégal et faciliter l’accès de tous au savoir.

La valorisation de ces langues passe notamment par le développement de la littérature, la publication d’ouvrages accessibles au grand public et la mise en place de mécanismes permettant aux nouvelles générations de lire, d’écrire et d’apprendre dans leurs langues maternelles.

EJO ET LES ACTEURS DE L’ÉDITION, DES PARTENAIRES ESSENTIELS

Le développement de l’édition en langues nationales apparaît comme l’un des leviers fondamentaux de cette ambition. À ce titre, l’engagement des maisons d’édition, notamment EJO, contribue à ouvrir de nouvelles perspectives pour les auteurs, les traducteurs, les enseignants et les lecteurs.

L’édition en langues nationales permet de rendre les œuvres littéraires accessibles à des publics plus larges, tout en offrant aux écrivains des espaces d’expression adaptés à la richesse de leur environnement culturel. Elle participe également à la conservation des récits populaires, des traditions orales et des connaissances locales, qui risqueraient autrement de perdre une partie de leur visibilité dans l’espace public.

Toutefois, le développement de ce secteur nécessite des moyens financiers, un accompagnement institutionnel durable et une meilleure diffusion des ouvrages. Les professionnels de l’édition doivent pouvoir compter sur des politiques publiques favorables, des circuits de distribution adaptés et une coopération renforcée avec les établissements scolaires, les bibliothèques et les centres culturels.

La multiplication des espaces de lecture et d’apprentissage constitue également une priorité. En rapprochant les livres des populations, notamment des jeunes et des communautés éloignées des grands centres urbains, ces initiatives peuvent contribuer à renforcer les habitudes de lecture et à démocratiser l’accès à la culture.

UN HOMMAGE À BABACAR MBAYE NDACK, GARDIEN DE LA MÉMOIRE CULTURELLE

Au-delà des échanges consacrés aux enjeux linguistiques et littéraires, la Journée des langues nationales de la FILDak 2026 a été marquée par un hommage à Babacar Mbaye Ndack.

Cette reconnaissance a donné une dimension mémorielle forte à la rencontre, en rappelant le rôle essentiel des femmes et des hommes qui consacrent leur énergie à la préservation et à la transmission du patrimoine culturel. À travers leurs engagements, ces acteurs contribuent à maintenir vivantes les langues, les traditions et les histoires qui façonnent la mémoire collective.

L’hommage rendu à Babacar Mbaye Ndack invite ainsi à porter un regard renouvelé sur la place des acteurs culturels dans la construction de l’identité nationale. Leur travail, parfois discret, constitue un maillon essentiel de la chaîne de transmission entre les générations.

Préserver cet héritage ne consiste pas uniquement à conserver des archives ou à célébrer des figures emblématiques. Il s’agit aussi de faire vivre les langues dans les familles, les écoles, les médias, les bibliothèques et les espaces de création contemporaine.

ADRAMÉ DIAKHATÉ ET LES PROFESSIONNELS DES MÉDIAS DANS LA DYNAMIQUE CULTURELLE

La promotion des langues nationales nécessite également l’implication des professionnels des médias et de l’ensemble des acteurs qui participent à la circulation de l’information et du savoir.

Dans cette perspective, la contribution des acteurs culturels, dont Adramé Diakhaté, s’inscrit dans une réflexion plus large sur les moyens de renforcer la visibilité des langues nationales et de favoriser leur présence dans les espaces de communication.

Les médias peuvent jouer un rôle déterminant en proposant des émissions, des reportages, des entretiens et des contenus éducatifs dans les différentes langues du pays. Ils contribuent ainsi à rapprocher la littérature des populations et à donner une plus grande visibilité aux auteurs, aux éditeurs et aux initiatives culturelles.

L’école, les organisations d’écrivains et les structures de formation ont également leur rôle à jouer. Une collaboration plus étroite entre ces différents acteurs pourrait favoriser l’émergence de nouveaux lecteurs, encourager la création littéraire et consolider la place des langues nationales dans les pratiques éducatives.

UN ENJEU DE SOUVERAINETÉ CULTURELLE POUR LE SÉNÉGAL

La promotion des langues nationales dépasse le seul cadre de la littérature. Elle touche à la question de la souveraineté culturelle, de l’inclusion sociale et de la démocratisation du savoir.

Donner aux langues nationales une place plus importante dans l’éducation et la production intellectuelle permet de valoriser les connaissances locales et de renforcer la participation des populations à la vie culturelle et citoyenne. Cette orientation suppose cependant une vision cohérente, des ressources adaptées et une volonté politique durable.

Pour atteindre cet objectif, les efforts des acteurs culturels doivent pouvoir s’appuyer sur un accompagnement institutionnel pérenne, le développement de l’édition en langues nationales et la multiplication des espaces de lecture et d’apprentissage. L’engagement des maisons d’édition comme EJO, des organisations d’écrivains, des enseignants et des professionnels des médias apparaît ainsi essentiel pour faire progresser cette dynamique.

FAIRE DES LANGUES NATIONALES UN HÉRITAGE VIVANT

En définitive, la Journée des langues nationales de la FILDak 2026 aura été à la fois un espace de promotion littéraire, un lieu de formation et un moment de mémoire. En rendant hommage à Babacar Mbaye Ndack, les participants ont rappelé que la transmission du savoir repose aussi sur des femmes et des hommes qui consacrent leur vie à faire vivre les langues, les récits et les traditions.

Au-delà de la célébration, cette rencontre souligne la nécessité de transformer les ambitions culturelles en actions concrètes : soutenir les éditeurs, encourager les auteurs, développer la lecture, renforcer l’apprentissage et favoriser la présence des langues nationales dans les médias et les institutions éducatives.

L’enjeu est de transmettre aux générations futures un patrimoine vivant, capable de dialoguer avec le monde contemporain sans perdre ses racines. Un défi qui invite le Sénégal à faire de ses langues nationales des piliers de son patrimoine, de son éducation et de sa souveraineté culturelle.

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