QUINZE ANS APRÈS SA DISPARITION : TALLA SYLLA REND UN VIBRANT HOMMAGE À IMNOU BA

14/10/2026 La Rédaction 481
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Par: Assane Diop

À l’occasion du quinzième anniversaire de la disparition d’Imnou Ba, survenue le 14 octobre 2011, Talla Sylla ravive le souvenir d’un enseignant engagé, syndicaliste déterminé et militant du mouvement Jëf Jël. Dans un hommage empreint d’émotion, de spiritualité et de mémoire militante, il salue un homme profondément attaché à Khombole et aux combats pour la dignité des peuples.

Quinze ans après sa disparition, Imnou Ba demeure présent dans la mémoire de ses compagnons de lutte. Enseignant dévoué, syndicaliste engagé et militant au sein de Jëf Jël, il a marqué son époque par son attachement aux causes justes, son amour pour le Sénégal et son profond enracinement à Khombole, sa ville natale.

Dans un texte commémoratif publié ce 14 octobre 2026, Talla Sylla rend hommage à cet homme dont l’engagement continue, selon lui, d’inspirer ceux qui ont partagé ses convictions et ses combats. Au-delà de la disparition physique, il évoque une empreinte humaine, politique et morale que le temps n’a pas effacée.

Pour Talla Sylla, le souvenir d’Imnou Ba reste indissociable des luttes pour la justice sociale et la dignité des peuples. Son départ, intervenu à la veille de la commémoration de l’assassinat de Thomas Sankara, donne également à cet hommage une résonance particulière, autour des idéaux d’engagement, de courage et de fidélité aux convictions.

Une mémoire ravivée par le pèlerinage à Touba

Le souvenir d’Imnou Ba s’est également exprimé à l’occasion de la 17e édition de la Marche de la dévotion vers Touba, organisée entre juillet et août 2026. Au cours de cette marche, les pèlerins ont effectué une halte à Khombole, ville natale du disparu.

Ce passage a été marqué par des lectures du Saint Coran et des prières formulées pour le repos de son âme. Pour Talla Sylla, cette étape a dépassé le cadre d’une simple halte sur le parcours : elle a constitué un moment de communion spirituelle et de recueillement autour de la mémoire d’un homme dont l’héritage continue de nourrir l’engagement de ses compagnons.

« Moom demna nun lafi Ba » : les mots d’une absence

Dans son hommage, Talla Sylla fait revivre les paroles et les expressions qui ont accompagné la disparition de son camarade : « Moom demna nun lafi Ba / 14 octobre Gaaf lafi Ba ».

Ces mots, empreints de tristesse, traduisent la profondeur de la perte ressentie par ses proches et compagnons de lutte. « Aduna sankarna ci nun / Cëy jambaar », écrit-il également, évoquant la douleur provoquée par le départ de celui qu’il considère comme un vaillant défenseur des causes justes.

À travers la référence à Thomas Sankara, figure emblématique de l’idéal panafricain, Talla Sylla établit un parallèle entre les convictions de l’ancien dirigeant burkinabè et celles d’Imnou Ba. Il met en avant la sincérité de son engagement, la pureté de ses intentions et sa fidélité à ses idéaux.

L’héritage laissé par le disparu apparaît ainsi comme une responsabilité pour ceux qui poursuivent le combat. Sa mémoire invite à maintenir vivante la quête de justice et de dignité, dans la fidélité aux valeurs qu’il défendait.

Un hommage à trois figures disparues

Talla Sylla élargit également son hommage à deux autres figures qui ont marqué son parcours et celui de la communauté de Khombole : Gorgui Moustapha Ba, père d’Imnou Ba et grand Moukhadam de Tivaouane, ainsi qu’Abdou Khafor Fall, présenté comme un ami fidèle.

En évoquant ces trois hommes disparus, il souligne la profondeur du vide laissé par leur absence, mais aussi la portée de leur héritage humain et spirituel. Leur souvenir demeure, à ses yeux, une source d’inspiration pour poursuivre l’engagement citoyen et entretenir la solidarité à travers l’action et la prière.

La prière comme ultime témoignage de fidélité

Au terme de son texte, Talla Sylla place son hommage sous le signe de la foi et de l’espérance. Convaincu que chaque existence possède sa valeur devant Dieu, il formule une prière pour que les lectures coraniques et les invocations accompagnent les défunts dans la miséricorde divine.

Son ultime supplique résume l’esprit de ce témoignage : « Di ñaan ba faww / Firdawsi di sa kër », une invocation pour que le Firdaws, le plus haut degré du Paradis, soit leur demeure.

Quinze ans après sa disparition, Imnou Ba reste ainsi, dans la mémoire de Talla Sylla, bien davantage qu’un ancien compagnon de lutte. Il incarne une certaine idée de l’engagement, de la fidélité aux convictions et du service des causes justes.

Un hommage qui rappelle que certaines disparitions n’effacent ni les convictions transmises ni les liens tissés au fil des combats.

Talla Sylla

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