COURSE À LA SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES : REBECA GRYNSPAN EN TÊTE, MACKY SALL OBTIENT CINQ VOIX

19/09/2026 La Rédaction 917
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Par: A. Séne

Le Conseil de sécurité des Nations unies a procédé, vendredi 18 septembre 2026, à son troisième scrutin indicatif dans le cadre du processus de désignation du prochain secrétaire général de l’ONU. Cette consultation confidentielle intervient à quelques jours de l’ouverture de la nouvelle session de l’Assemblée générale à New York.

Selon les résultats rapportés par des sources diplomatiques, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle responsable de la CNUCED, arrive en tête avec 9 voix « encourager », 5 « décourager » et 1 « sans opinion ». La candidate costaricaine retrouve ainsi la première place après avoir été devancée lors du deuxième scrutin.

Elle est suivie par Carolyn Rodrigues-Birkett, représentante de la Guyana, qui recueille 8 voix « encourager », 6 « décourager » et 1 « sans opinion ». Les deux candidates occupent les deux premières places des trois scrutins organisés jusqu’ici.

MACKY SALL À CINQ VOIX

Candidat du Sénégal, Macky Sall, ancien président de la République, obtient pour sa part 5 voix « encourager », 9 « décourager » et 1 « sans opinion ». Il se retrouve au même niveau de soutien que l’Ougandais Olara Otunnu et l’Argentin Rafael Mariano Grossi, même si leurs nombres de votes défavorables diffèrent.

Le candidat ougandais recueille 5 voix favorables, 7 défavorables et 3 sans opinion, tandis que Rafael Grossi obtient 5 voix favorables, 8 défavorables et 2 sans opinion.

Les autres candidatures enregistrent les résultats suivants :

  • María Fernanda Espinosa (Équateur) : 3 « encourager », 6 « décourager », 6 « sans opinion » ;
  • Michelle Bachelet (Chili) : 1 « encourager », 11 « décourager », 3 « sans opinion » ;
  • Ivonne A-Baki (Équateur) : 0 « encourager », 10 « décourager », 5 « sans opinion ».

UN SCRUTIN INDICATIF ET NON CONTRAIGNANT

Ce troisième vote reste une étape informelle et non contraignante. Le Conseil de sécurité ne publie pas officiellement les résultats détaillés de ces consultations à bulletin secret ; les chiffres sont rapportés par des diplomates et des organisations spécialisées dans le suivi du processus de sélection.

Le mécanisme permet aux quinze membres du Conseil de sécurité de signaler, pour chaque candidature, s’ils l’« encouragent », la « découragent » ou n’ont « pas d’opinion ». Le vote ne constitue donc pas encore le scrutin formel de recommandation.

Pour qu’un candidat soit finalement recommandé à l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité doit adopter une recommandation recueillant au moins neuf voix sur quinze, sans opposition sous la forme d’un veto de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni.

La recommandation du Conseil sera ensuite soumise à l’Assemblée générale, composée de 193 États membres, qui procédera à la nomination du prochain secrétaire général. Le mandat d’António Guterres doit s’achever à la fin de l’année 2026.

À ce stade, le processus reste donc ouvert. Plusieurs consultations supplémentaires peuvent encore intervenir avant qu’un nom ne soit officiellement recommandé par le Conseil de sécurité.

 

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