JOUR 2 : AL KHALIFA, L’HOMME QUI INCARNA LE TOUT DU BIEN

25/08/2026 Djibril Diallo 2
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Hadj Seydou Nourou Tall (rta) a légué cette assertion à la Oummah Islamique : « Serigne Babacar Sy n’a jamais cherché à plaire, évitant de jouer avec le destin des gens » (meussoul foyei bakkanou nitt gni). Quoi de plus simple que d’aller chercher les dires de l’homme au bonnet carré lui-même en guise d’illustration ? Le fils de Mawdo (rta) affirme lui-même :  » J’ai appris à mes disciples à connaître et à suivre l’Éternel (…) et j’ai respecté toutes les recommandations divines.

Jouer avec le destin des gens, c’est ce à quoi s’adonnent les marchands de foi. La méthode est simple : chercher à plaire en versant dans la démagogie ou, pire, dans la corruption sentimentale. Des vicissitudes qui ont fait qu’Al Maktoum, en jeune auteur averti âgé de 16 ans, publie  » Les Vices des Marabouts », son premier ouvrage.

Le mérite de Serigne Babacar Sy (rta), c’est le fait d’avoir donné un sens au vocable arabe « Al Khalifa », ce digne représentant de Dieu sur terre que rebute l’impudeur et l’indignité car immunisé contre les maux de son époque.

Il a côtoyé le colon sans être intimidé par les signes apparents du pouvoir, vécu avec ses condisciples sans s’agripper aux lambeaux de prestige du milieu maraboutique, évolué aux côtés de Mawdo (rta) en étant plus qu’un « fils de » qui ne se vante que des mérites du père, supporté sans broncher les tares de notre société assez souvent polluée moralement parlant…

 » Ababakar Sy est notre père. Fût-il dans sa tombe, nous continuerons à le glorifier pour l’éternité « , chante Le Grand Al Maktoum dans son illustre Abouna Aboubakrine, un acrostiche passé maître dans l’art de peindre le portrait de cet homme que le divin a taillé avec les traits de noblesse les plus somptueux qui soient.

Maam Cheikh
DMWM/Dakar
#sunugamougui

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