MAODO MALICK MBAYE LIBÉRÉ APRÈS 12 MOIS ET 20 JOURS DE DÉTENTION

13/08/2026 Djibril Diallo 446
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L’ancien directeur général de l’Agence nationale de la maison de l’outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, a retrouvé la liberté après 12 mois et 20 jours de détention. Il a bénéficié d’une liberté provisoire accordée par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF).

La décision intervient alors que le parquet financier avait préalablement conditionné sa remise en liberté au port d’un bracelet électronique. La défense s’était opposée à cette mesure et avait plaidé pour une libération sans surveillance électronique. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le juge a finalement donné suite à cette dernière requête.

LE QUITUS DE LA COUR DES COMPTES AU CŒUR DE LA DÉFENSE

Parmi les éléments versés au dossier, un document aurait particulièrement retenu l’attention du magistrat : un quitus délivré par la Cour des comptes au titre de l’exercice 2023, période concernée par les investigations.

Selon les avocats de Maodo Malick Mbaye, ce document, établi par l’Agent comptable, ferait état de l’absence d’irrégularités relevées au titre de l’exercice concerné.

La défense s’est ainsi appuyée sur cette pièce pour contester les soupçons pesant sur son client et remettre en cause les accusations liées à sa gestion de l’ANAMO.

LA CONFRONTATION AVEC L’ANCIEN DAF ÉVOQUÉE

Les conseils de l’ancien responsable auraient également mis en avant les éléments issus de sa confrontation avec l’ancien directeur administratif et financier (DAF).

Au cours de cette procédure, la défense affirme avoir produit plusieurs pièces et arguments destinés à écarter les soupçons de détournement et à établir la position de son client dans la gestion de l’agence.

Depuis le début de la procédure, Maodo Malick Mbaye a toujours contesté les accusations portées contre lui. Il avait notamment déclaré : « Jamais je n’ai détourné un seul franc ».

Sa remise en liberté provisoire ne constitue toutefois pas un classement de l’affaire. L’instruction judiciaire se poursuit, et le juge devra, au terme des investigations, déterminer les éventuelles responsabilités dans ce dossier.

La décision de liberté provisoire marque ainsi une nouvelle étape dans une procédure qui continue de retenir l’attention dans le cadre des dossiers traités par le Pool judiciaire financier.

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