CALENDRIER ÉLECTORAL : LE SÉNÉGAL DOIT-IL CÉDER À LA PRÉCIPITATION ?

13/08/2026 Djibril Diallo 605
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L’obsession autour du calendrier électoral pourrait constituer une grave erreur de trajectoire pour le Sénégal. Alors que le pays cherche encore à consolider ses fondations socio-économiques, à assainir ses finances publiques et à restaurer l’efficacité de son administration, vouloir fixer coûte que coûte une échéance électorale risque de détourner l’attention des véritables urgences nationales.

 

Pour un État engagé dans une phase de redressement, l’agenda politique ne devrait pas dicter celui du développement. La précipitation électorale a souvent eu pour effet de transformer le débat public en compétition permanente pour le pouvoir, au détriment de la rigueur dans la gestion et de la mise en œuvre des réformes structurelles.

 

En poussant constamment le président de la République à se prononcer sur une date, le régime, l’opposition et une partie de la société civile pourraient contribuer, paradoxalement, à enfermer le pays dans un nouveau cycle de tensions politiques. Une fois le calendrier électoral arrêté, l’action gouvernementale risque inévitablement d’être perturbée par la logique de campagne. Les investissements de long terme peuvent être ralentis, les réformes reléguées au second plan et les calculs électoralistes reprendre le dessus.

 

L’ÉLECTION NE PEUT ÊTRE L’UNIQUE MESURE DE LA DÉMOCRATIE

 

Une démocratie ne se résume pas à la régularité des rendez-vous électoraux. Elle repose également sur la solidité des institutions, l’efficacité de la justice, la stabilité sociale et la capacité de l’État à garantir des conditions de vie dignes à ses citoyens.

 

Réclamer un scrutin à tout prix, sans tenir compte de la viabilité des réformes engagées ni de la situation économique du pays, reviendrait à poser un vernis électoral sur des fondations qui nécessitent encore d’être consolidées.

 

L’opposition, comme la société civile, a certes un rôle essentiel à jouer dans la défense des principes démocratiques. Mais ce rôle ne devrait pas se limiter à réclamer une date. L’opposition doit également être une force de proposition et de contrôle constructif, capable d’alimenter le débat national sur les politiques publiques et de proposer des alternatives crédibles.

 

La société civile, pour sa part, gagnerait à concentrer une partie de sa vigilance sur la réussite des réformes institutionnelles, la transparence de la gouvernance, le redressement économique et l’amélioration des indicateurs sociaux.

 

LES PRIORITÉS SONT AILLEURS

 

Le Sénégal n’a plus le luxe de s’enliser dans les querelles d’appareil et les postures politiques. L’urgence est aujourd’hui économique et sociale.

 

Maîtrise du coût de la vie, souveraineté alimentaire, réorganisation des filières stratégiques, création d’emplois durables pour la jeunesse, amélioration des services publics et assainissement des finances de l’État constituent autant de chantiers qui nécessitent du temps, de la méthode et de la continuité.

 

Aucune de ces problématiques complexes ne trouvera de solution miracle dans l’organisation précipitée d’un scrutin. Au contraire, une nouvelle bataille électorale pourrait raviver les divisions et détourner les acteurs publics des priorités nationales.

 

LE POUVOIR DOIT AUSSI ÉVITER LE PIÈGE DE LA PRÉCIPITATION

 

Le pouvoir en place doit, lui aussi, faire preuve de responsabilité. Résister aux pressions politiques et médiatiques ne signifie pas refuser le principe démocratique. Cela peut aussi signifier vouloir créer les conditions nécessaires à une consultation électorale crédible, apaisée et utile à la stabilité du pays.

 

L’enjeu pour le régime est surtout de démontrer que les engagements pris ne relevaient pas uniquement d’une stratégie électorale, mais d’une véritable ambition de transformation et de redressement national.

 

Le Sénégal doit sortir de ce cycle dans lequel chaque élection semble devenir le point de départ d’une nouvelle crise. La maturité politique commande aujourd’hui de distinguer le temps électoral du temps de l’action publique.

 

Il ne s’agit pas de confisquer la démocratie ni de remettre en cause le principe de l’alternance. Il s’agit plutôt de faire en sorte que la prochaine consultation populaire se déroule dans un environnement institutionnel, économique et social suffisamment stable pour permettre aux citoyens de choisir librement et sereinement.

 

L’histoire ne retiendra pas seulement la rapidité avec laquelle une date électorale aura été fixée. Elle retiendra surtout la capacité des dirigeants, de l’opposition et de la société civile à sortir le Sénégal de ses difficultés structurelles.

 

La véritable question n’est donc peut-être pas seulement de savoir quand les Sénégalais retourneront aux urnes, mais surtout dans quel état économique, social et institutionnel ils y retourneront.

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Accusés d’être la voix des élites et de cacher la vérité, ils ont perdu la confiance des internautes qui préfèrent se tourner vers les « informations » dont les réseaux sociaux les submergent et qui sont considérées comme plus crédibles car relayées par une personne de notre entourage, réel ou numérique. Contradictoires, sorties de leur contexte ou parfois mensongères, ces informations ne sont pas analysées par manque de temps, de moyen ou de volonté de le faire, faisant passer au second plan l’exigence de vérité dans le débat public au profit des émotions et des croyances. La notion de post-vérité ne fait cependant pas l’unanimité. En effet, les mensonges, les détournements de vérité et les fausses informations existaient en politique bien avant l’ère du numérique. 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La désinformation est un chaîne perlée d’un chapelets d’ information trompeuse, erronée ou fausse, infox, intox, manipulation, propagande, fabrication de consentement.La désinformation peut s’appuyer sur tous les types de médias : radio, télévision, journaux, cinéma, Internet, etc. Internet, qui est souvent présenté comme un média alternatif, susceptible de contrer la désinformation, peut aussi être un vecteur de propagande, de rumeurs ou de fausses nouvelles.dénaturer l’information initiale ou la présenter en ne disant qu’une partie de la vérité, celle qui va dans le sens qu’on veut défendre ou qui provoque le plus d’émotion; donner à certaines informations une importance et un poids bien plus important que leur poids réel (désinformation par exagération ou « sur-médiatisation »); opérer des regroupements intempestifs ou illogiques, etc.;utiliser de faux documents. Toutes ces déclarations de yawi ne sont que des manœuvres frauduleuses qui visent à snober et saper la vigilance des Sénégalais. Leur forclos dans plus de 15 départements les a plongé dans la mythomanie. Ils sont devenus de véritables démagogues . La démagogie est l’art de conduire le peuple, de savoir lui parler et le charmer par des mensonges . Le démagogue fait le tout pour faire passer la pilule du mensonge et essaie de faire avaler ce comprimé amère qui est du baratin. Les propos démagogiques sont proférés dans le but d’obtenir le soutien d’un groupe en flattant les passions et en exacerbant les frustrations et les préjugés populaires. Pour cela, le démagogue utilise des discours délibérément simplistes, sans nuances, dénaturant la vérité et faisant preuve d’une complaisance excessive. Il fait ainsi appel à la facilité, voire à la paresse intellectuelle, en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes et immédiates. Il ne fait pas appel à la raison et ne recherche pas réellement l’intérêt général. La démagogie de l’opposition, qui est apparue avec la démocratie sénégalaise dans ces dernières est extrêmement dangereuse , est une pratique abjecte, lâche. Ces opposants doivent arrêter de jouer avec nos consciences. *Samba Ndong , coordonnateur National de la cojecar.

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