DAKAR : TAHIROU SARR ALERTE SUR LES CONDITIONS DE VIE DE RESSORTISSANTS ÉTRANGERS ET INTERPELLE L’ÉTAT SUR LA GESTION MIGRATOIRE

06/08/2026 Djibril Diallo 491
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Le député Tahirou Sarr tire la sonnette d’alarme sur la situation de plusieurs groupes de ressortissants étrangers vivant dans des conditions précaires à Dakar. À l’issue d’une tournée effectuée dans plusieurs zones de la capitale, notamment à Liberté 6, aux abords d’Auchan, dans la zone de captage et près d’une brigade de gendarmerie, le parlementaire dit avoir constaté des situations qu’il qualifie de « désordre, anarchie et insalubrité ».

 

Selon lui, certains sites sont devenus de véritables « dortoirs » où des ressortissants, notamment guinéens et nigériens, vivent dans une grande précarité, parfois en dormant à même le sol. Tahirou Sarr estime que cette situation traduit, selon lui, les limites de la politique actuelle de gestion du séjour des étrangers au Sénégal.

 

UN APPEL AU GOUVERNEMENT POUR UN RENFORCEMENT DU CONTRÔLE MIGRATOIRE

 

Le député a interpellé le président de la République Bassirou Diomaye Faye ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, sur la nécessité de renforcer le cadre de régulation des flux migratoires.

 

Tout en reconnaissant le principe de libre circulation des personnes et des biens consacré par les textes de la CEDEAO, Tahirou Sarr rappelle qu’au-delà d’une présence de 90 jours sur le territoire national, les ressortissants étrangers doivent, selon lui, disposer d’un cadre de régularisation conforme aux exigences de l’État.

 

Il plaide ainsi pour la mise en place d’un système efficace de carte de séjour et un meilleur contrôle aux frontières afin d’assurer une meilleure organisation de la présence étrangère au Sénégal.

 

LA QUESTION DE L’OCCUPATION DES ESPACES PUBLICS REMISE AU CENTRE DU DÉBAT

 

Cette sortie intervient après plusieurs prises de position du député sur l’occupation anarchique de certains espaces publics à Dakar, notamment les autoponts et échangeurs. Tahirou Sarr estime que les mesures de déguerpissement ne peuvent être pleinement efficaces sans une politique globale de contrôle des entrées et de suivi des personnes présentes sur le territoire.

 

Il appelle également les autorités à clarifier les mécanismes de contrôle d’identité, estimant préoccupant que certaines personnes puissent entrer et séjourner au Sénégal sans documents internationaux reconnus.

 

Une sortie qui relance le débat sur la gestion migratoire, l’intégration des communautés étrangères et les responsabilités de l’État face aux enjeux liés à la sécurité, à l’ordre public et aux conditions de vie dans les grandes villes sénégalaises.

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