LITTÉRATURE SÉNÉGALAISE : QUATRE ŒUVRES, UNE MÊME PASSION CÉLÉBRÉE À KEUR BIRAGO DIOP

La Maison des poètes Keur Birago Diop a vibré ce samedi 11 avril 2026 au rythme des mots, des émotions et des réflexions profondes, à l’occasion de la dédicace conjointe de quatre œuvres littéraires. Une cérémonie riche en interventions, portée par des plumes engagées et présidée par le président de l’Association des écrivains du Sénégal.
Dans une atmosphère empreinte de solennité et de convivialité, la Maison des poètes Keur Birago Diop a accueilli un événement littéraire majeur réunissant passionnés de lecture, auteurs et figures du monde culturel. Quatre ouvrages ont été mis à l’honneur : Les tribulations de l’entreprise de Babacar Ndiaye, Sophia, l’amour en ses saisons de Mame Astou Bèye, L’éloquence du silence de Malick BA Assane Ba, et Les murmures du temps de Kissaye Mbodji.
La cérémonie, coordonnée et brillamment animée par Ell Charles Moreau, a été marquée par des interventions de haute tenue, offrant au public une immersion dans les univers respectifs des auteurs.
Prenant la parole, le président de l’Association des écrivains du Sénégal, Abdoulaye Fodé Ndione, a salué « la vitalité de la création littéraire sénégalaise et la diversité des voix qui s’expriment à travers ces œuvres ». Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’accompagner les écrivains dans la diffusion de leurs productions et de promouvoir la lecture comme socle du développement culturel.
Représentant également une figure centrale de la cérémonie, Ell Charles Moreau, en maître de cérémonie engagé, a mis en lumière la portée symbolique de cette rencontre. Selon lui, « ces œuvres traduisent chacune à leur manière les réalités humaines, sociales et intimes qui traversent notre société ».
Babacar Ndiaye, à travers Les tribulations de l’entreprise, propose une plongée réaliste dans le monde entrepreneurial, exposant les défis, les espoirs et les résiliences qui jalonnent le parcours des acteurs économiques. Une œuvre qui se veut à la fois critique et inspirante, ancrée dans le contexte local.
De son côté, Mame Astou Bèye, avec Sophia, l’amour en ses saisons, explore les différentes facettes de l’amour à travers le temps. Son récit, à la fois sensible et introspectif, retrace les métamorphoses des sentiments humains, entre passion, désillusion et renaissance.
Absente lors de la cérémonie, l’œuvre de Malick BA Assane Ba, L’éloquence du silence, a été présentée par le président Abdoulaye Fodé Ndione. Il en a livré un aperçu saisissant, évoquant « un texte profond où le non-dit devient langage, où le silence révèle les vérités les plus intimes et les plus puissantes ».
Enfin, Kissaye Mbodji, avec Les murmures du temps, entraîne le lecteur dans une réflexion sur la mémoire, le passage du temps et les traces laissées par l’histoire individuelle et collective. Une œuvre poétique et méditative qui interroge notre rapport au passé et à l’avenir.
Au-delà de la simple dédicace, cette rencontre a été un véritable espace de dialogue et de partage, confirmant une fois de plus le dynamisme de la scène littéraire sénégalaise. Assane Diop, Journaliste
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