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Le ton était grave, offensif, et les mots soigneusement choisis pour faire mouche. Ce [insérer jour], lors d’une conférence de presse devant les médias, Barthélémy Dias, leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, a lancé une offensive politique en règle contre le régime en place, dénonçant pêle-mêle l’inaction économique, le manque de transparence dans la gestion des ressources naturelles, et les zones d’ombre entourant un récent drame universitaire.
Se promener en jet privé » plutôt que de baisser le coût de la vie
D’emblée, l’ancien maire de Dakar a frappé fort. « La priorité pour ce régime, ce n’est pas de baisser le coût de la vie, mais de se promener en jet privé », a-t-il lancé, résumant ce qu’il estime être un gouffre entre les attentes des Sénégalais et les actions des dirigeants. Selon lui, l’exécutif « raconte des contre-vérités » et tente « d’endormir les populations » alors que le quotidien est marqué par la flambée des prix et un pouvoir d’achat en berne.
Où va l’argent ? : l’interpellation sur les hydrocarbures
Le leader de l’opposition a également centré son propos sur la manne pétrolière et gazière dont l’exploitation a récemment débuté. Il a vivement critiqué le manque de visibilité sur l’utilisation de ces revenus stratégiques. « Les Sénégalais doivent savoir où va l’argent », a-t-il martelé, réclamant « plus de transparence et de reddition des comptes ». Pour lui, la « souveraineté économique » ne saurait se contenter de discours et doit impérativement se traduire par « l’amélioration tangible des conditions de vie ».
Drame à l’UCAD : exigence de justice pour l’étudiant Abdoulaye Ba
La conférence a également été l’occasion pour Barthélémy Dias de revenir sur la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenue le 9 février à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Qualifiant cette mort « d’impardonnable », il a exigé que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame et que les responsabilités soient établies. Il a par ailleurs dénoncé la présence des forces de l’ordre à l’intérieur du campus, estimant que leur mission devrait se limiter à la sécurisation des abords de l’université.
Un pari politique dans un climat social sous tension
Au-delà des prises de position, cette intervention médiatique marque une volonté claire de capitaliser sur le mécontentement social. En adoptant une posture frontale vis-à-vis du chef de l’État et de son Premier ministre, Barthélémy Dias cherche à incarner une opposition déterminée et à reprendre l’initiative dans un rapport de force politique de plus en plus tendu.
Alors que le pays traverse une période économique délicate, l’appel de Dias « Le Sénégal mérite mieux » trouvera-t-il un écho dans la rue et dans les urnes ? Réponse dans les prochaines semaines, alors que la pression monte sur le pouvoir.



