LE CHRONIQUEUR SÉNÉGALAIS ABDOU NGUER PLACÉ SOUS MANDAT DE DÉPÔT

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Le chroniqueur sénégalais Abdou Nguer a été placé sous mandat de dépôt ce mercredi, après son déferrement devant le procureur de la République. Il comparaîtra en flagrant délit le vendredi 20 février devant le tribunal compétent.

## Une comparution rapide en flagrant délit

Selon des sources judiciaires, le parquet a retenu contre le chroniqueur le chef de diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue par le Code pénal sénégalais. La procédure de flagrant délit engagée à son encontre permet un jugement dans des délais rapprochés.

Abdou Nguer est accusé d’avoir publiquement contesté un communiqué du parquet concernant le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Cette affaire, qui suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique et de la communauté universitaire, a donné lieu à de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans l’espace médiatique.

L’accusation soutient que certaines déclarations du chroniqueur pourraient remettre en cause la version officielle des faits présentée par le ministère public, ce qui constituerait, selon le parquet, une diffusion d’informations inexactes.

## Un contexte judiciaire sensible

Cette nouvelle procédure survient quelques mois seulement après sa précédente condamnation. En novembre 2025, Abdou Nguer avait été reconnu coupable d’offense au chef de l’État et condamné à six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, avant de retrouver la liberté à l’issue de sa peine.

Son interpellation relance le débat sur la régulation de la parole publique et la responsabilité des chroniqueurs dans le traitement des affaires sensibles. De nombreux observateurs évoquent un climat de vigilance accrue des autorités face aux contenus diffusés sur les plateformes numériques et dans certains médias.

## Entre liberté d’expression et répression pénale

L’affaire intervient dans un contexte national où la question de la liberté d’expression est au cœur des discussions. Des organisations de défense des droits humains appellent à une application mesurée des infractions liées aux « fausses nouvelles », tandis que les autorités judiciaires rappellent leur obligation de préserver l’ordre public et la stabilité institutionnelle.

En attendant son audience du 20 février, Abdou Nguer reste en détention préventive. Son procès en flagrant délit devrait éclairer les contours juridiques de cette affaire, scrutée de près par l’opinion et les acteurs du paysage médiatique sénégalais.