LA COUR ROYALE DE MAAM » : UNE EXPOSITION QUI RETRACE LA MÉMOIRE DU VÊTEMENT AFRICAIN DEPUIS LE XVIIÈME SIÈCLE

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Le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose a accueilli l’exposition « La Cour royale de Maam », un projet artistique et patrimonial majeur consacré à l’histoire du vêtement africain depuis le XVIIᵉ siècle. Entre recherche, création et transmission, cette initiative constitue la première étape vers la future Maison de la mémoire du vêtement africain.
Une exposition entre histoire, recherche et découverte
Le Directeur général du Grand Théâtre, Serigne Fall Gueye, a salué une initiative qui met en lumière l’importance du vêtement dans l’histoire des sociétés africaines.
Selon lui, le thème « La Cour royale de Maam » permet de revisiter les codes vestimentaires des cours royales africaines et de mieux comprendre leur dimension culturelle, sociale et symbolique. Les recherches menées remontent jusqu’au XVIIᵉ siècle, révélant la richesse du patrimoine textile africain.
Une première étape vers la Maison de la mémoire du vêtement africain
Présentée comme la première étape d’un projet structurant, l’exposition ouvre la voie à la création d’une Maison de la mémoire du vêtement africain, destinée à conserver, documenter et valoriser cet héritage.
Sophie Zinga, Directrice de l’APDA, a souligné l’importance d’une telle initiative :
« Le vêtement africain est un élément essentiel de notre identité culturelle. Sa préservation est une responsabilité collective. »
L’apport des artistes et créateurs
L’artiste Maguette Bèye s’est distingué par ses recherches et ses créations inspirées du patrimoine textile africain. Son travail s’inscrit dans une démarche de redécouverte et de valorisation des savoir-faire ancestraux.
Ses œuvres ont déjà été présentées à l’international, notamment aux États-Unis, et ont suscité l’intérêt de personnalités comme Youssou Ndour. Ses collaborations avec des marques telles que Maxi Amadou et Miryam témoignent du potentiel créatif et économique du secteur.
Un soutien institutionnel affirmé
Prenant la parole au nom du Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Anne-Marie Faye, Directrice de la Galerie nationale des Arts de Dakar, a salué une initiative qui contribue à la valorisation du patrimoine culturel sénégalais.
Elle a insisté sur l’importance de la transmission :
« Le vêtement africain raconte notre histoire et reflète nos valeurs. Cette exposition permet aux jeunes générations de redécouvrir leur héritage culturel. »
Un projet porteur d’avenir
Au-delà de sa dimension artistique, « La Cour royale de Maam » ouvre une réflexion sur la conservation du patrimoine immatériel africain. Elle pose les bases d’un projet structurant qui pourrait faire du Sénégal une référence en matière de mémoire du vêtement africain.
Entre histoire, création et transmission, cette exposition confirme ainsi le rôle du Grand Théâtre comme un haut lieu du rayonnement culturel national et international . Assane Diop