# L’ARRÊT RENDU RÉCEMMENT PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUSCITE DES RÉACTIONS FORTES

24/04/2025 Djiby 56
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L’arrêt rendu récemment par le Conseil Constitutionnel du Sénégal continue de susciter de vives réactions dans les milieux juridiques et politiques. Parmi les voix qui se sont distinguées, celle de Me Patrick Kabou, avocat à la Cour et docteur en droit international public, a particulièrement retenu l’attention.

Une décision historique

Dans une publication sur son compte X, Me Kabou a qualifié la décision du Conseil Constitutionnel de « historique », suite au recours déposé contre la loi interprétative. Il a exprimé sa gratitude envers l’honorable député Amadou Ba, initiateur de cette loi, ainsi qu’à l’opposition, dont le recours « très bien motivé » a permis d’ouvrir un débat de fond sur la portée des lois d’amnistie.

Avertissement à l’ancien régime

L’avocat a également lancé un avertissement à l’ancien régime, déclarant : « Si j’étais un membre de l’ancien régime, je commencerais à m’inquiéter ». Il a souligné que le Conseil a désormais une position claire sur les crimes graves tels que la torture et les homicides, qui ne peuvent être effacés par une loi d’amnistie. Cette décision replace les victimes au cœur du débat juridique et ouvre « la voie à un péage où toutes les exactions devront être scannées, passées au crible »

Un signal fort pour la justice

Me Kabou voit dans cette décision un signal fort pour les avocats et la justice au Sénégal. Il a affirmé que le Conseil Constitutionnel donne aux avocats « la main et du pain pour faire du droit, que du droit et dans le droit ». Il a également salué l’élévation des juges constitutionnels, qu’il considère comme une « bénédiction dans un pays où le droit veut être entendu ». Cette avancée, selon lui, est le fruit d’une dynamique démocratique vivante, où « de nos adversités légitimes

La décision du Conseil Constitutionnel marque un tournant dans la gestion des droits humains et des lois d’amnistie au Sénégal, ouvrant la voie à une nouvelle ère judiciaire où les violations des droits humains pourraient enfin être confrontées à la justice.

 

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