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Le constat est sans appel : durant la période électorale, le débat public a été marqué par une violence inédite, notamment sur les médias sociaux. Des chroniqueurs, souvent considérés comme des figures de proue, ont multiplié les attaques, ciblant tant l’opposition que le pouvoir, et n’hésitant pas à tenir des propos désobligeants envers des citoyens innocents. Même le Premier ministre n’a pas été épargné par ces invectives.
Lors d’une édition spéciale de l’émission de Mass Mboup sur Walf TV, tenue lundi soir, Serigne Khadim Bamba Fall et Clédor Sène ont déclaré la fin de cette période tumultueuse. Selon Serigne Khadim Bamba Fall, chercheur et consultant international en diplomatie et migration, ainsi que membre de la coalition Pastef, « l’insulte et la violence c’est l’argument des faibles ». Il a ajouté que, bien que cela ait pu être compréhensible durant la campagne électorale, cette période est désormais révolue.
« Sachez que ces invectives envers le Premier ministre ne vont plus passer. Les opposants doivent réaliser que Sonko n’est pas leur égal. Ils ont perdu leur valeur, et le temps les a dépassés », a-t-il déclaré avec fermeté.
Il a également prévenu que les attaques contre le Premier ministre ne seront plus tolérées : « Je vous le dis, c’est fini depuis le 17 novembre à minuit. L’alerte a été donnée par Ousmane Sonko, et je suis convaincu que l’État prendra ses responsabilités. La rupture annoncée par Pastef va imposer la discipline aux Sénégalais. »
Cette déclaration marque un tournant dans le discours politique au Sénégal, où les acteurs politiques semblent vouloir instaurer un climat plus respectueux et constructif, loin des invectives et de la violence verbale qui ont caractérisé les récents débats.



