Rappel à Dieu de Mame Less Camara Ultimes et unanimes témoignages

Le journaliste formateur Mame Less Camara rappelé à Dieu dans la nuit de vendredi à samedi, à Dakar, des suites d’une maladie, a été accompagné à sa dernière demeure dimanche au cimetière de Yoff par une foule très nombreuse.
Les témoignages sont unanimes: une grosse perte pour la presse sénégalaise, une référence chevillée à l’éthique et la déontologie…Tous reconnaissent à Mame Less Camara son professionnalisme et sa générosité légendaire.
Personne n’est resté insensible au rappel à Dieu de Mame Less Camara. Ce dimanche 30 avril 2023, nombreux ont été, ceux qui ont tenu à accompagner le regretté journaliste, décédé samedi, à sa dernière demeure.
Son proche ami et compagnon depuis toujours, Demba Ndiaye, n’a pas manqué à l’appel lors de la levée du corps à l’hôpital principal et l’inhumation au cimetière de Yoff.
Le directeur de la communication de la Banque mondiale à Dakar à la retraite depuis 7 jours à peine n’en revient toujours pas. Celui qui l’a encouragé à embrasser le métier de journaliste témoigne:
« Less, Mame Less, mais, pour moi, il a été Camara Mame Alioune Less depuis 1976 au département de philosophie. Il aurait pu tout avoir de la vie. Il ne fut demandeur que de savoir. Je me retiens pour ne pas dire que j’ai perdu un autre moi-même car Less fut au dessus de tout ce que l’on peut avoir comme qualité. La dernière fois que j’ai dit son nom en public, c’était le 25 avril 2023 pour aller à la retraite, quitter un espace de travail sans doute pour un autre moins contraignant. Ce n’est pas un hasard. Je m’honore de l’avoir attiré dans le journalisme (ce qu’il a toujours rappelé par générosité et reconnaissance) et de l’avoir poussé à faire les extraordinaires chroniques de Abdou Sow dont l’impact sur la vie politique et sociale n’a jamais été egalé, quand j’étais à Wal Fadjri et lui à la Rts (pseudo donné par Tidiane Kassé ou Abdourahime Camara). Je m’excuse aussi de ne lui avoir pas permis, par son professionnalisme et son sens de l’éthique sans limite, de n’avoir pas vécu la vie qu’il aurait pu avoir. Qu’Allah lui ouvre les portes du Firdaws. Par pudeur, par respect, par égard à Kiné son épouse et ses enfants, bref pour respecter les valeurs qu’étaient les siennes et dont l’humilité n’était pas la moins importante, je ne peux rien ajouter. Qu’Allah le gratifie de son infinie Miséricorde. Que le Paradis s’honore de l’accueillir. Qu’Allah soit remercié pour nous avoir permis de cheminer ensemble Amen », a dit le doyen Mademba Ndiaye.
Le formateur s’en est allé sur la pointe des pieds. Choqué et ému à la fois, le président de la commission de la carte nationale de presse a, lui aussi, témoigné sur l’homme avec qui il a accompli le 5ème pilier de l’islam.
« Mame Less Camara était véritablement un professionnel aguéri, un homme digne, quelqu’un qui a eu à enseigner à des générations et des générations l’éthique et la déontologie qui sont les socles du métier de journalisme que ce soit au Cesti ou même à des conférences au niveau international, Mame Less Camara était véritablement quelqu’un qui était le chantre de l’éthique et la déontologie. Quand on parle de l’éthique et de la déontologie automatiquement les gens pensent à Mame Less Camara. Moi j’ai eu la chance d’aller à la Mecque avec lui en 2016, que ce soit à Médine comme à la Mecque, nous étions ensemble et je peux témoigner de lui qu’il était un musulman convaincu, un professionnel aguéri qui a formé plusieurs générations de journalistes. Nous prions Dieu pour qu’il l’accueille dans son paradis Firdaws et qu’il soit sa demeure éternelle », a témoigné le journaliste Daouda Mine, Directeur du site Gfm.
Parmi les nombreuses personnalités politiques qui ont tenu à rendre un dernier hommage à Mame Less Camara, Pr Amsatou Sow Sidibé a invité la jeune génération de journalistes à poursuivre l’œuvre de l’homme intègre qui a lutté toute sa vie durant, pour la démocratie et la liberté de la presse au Sénégal: « Mame Less Camara était un frère et un ami. Nous nous sommes connus à une rencontre sur des droits de l’homme. À l’époque, j’étais Directrice de l’Institut des Droits de l’Homme et de la Paix de l’Université Cheik Anta Diop de Dakar. On organisait des rencontres, des discussions au niveau de Saint-Louis et aussi avec Almamy Mateuw Fall. On discutait des questions fondamentales. Et souvent, il modérait nos débats en apportant des idées pertinentes. Donc, intellectuellement, ce qu’il a offert à ce pays est énorme. Il etait un homme de vérité. Au vu de ce qu’il a enseigné au Cesti, l’éthique et la déontologie, Mame Less était un philosophe. Il avait le savoir. Ce qu’il a eu à enseigner aux journalistes, je les invite à s’en procurer. S’ils le font, ce sera une bonne chose. Nous présentons nos condoléances attristées à sa famille et au Sénégal tout entier », a Pr Amsatou Sow Sidibé.
Les témoignages furent unanimes à la levée du corps, comme à l’inhumation. Tout le monde lui reconnait le rôle de figure pionnière d’une presse libre. Mame Less Camara restera dans la postérité de par le valeureux journaliste professionnel et grand formateur qu’il était.
Aly Saleh
Articles similaires
Présidentielle a au Sénégal / Me Faustin Kouamé (Jusriste ivoirien) : l’élection « n’est pas possible au regard de la Constitution… »
Me Faustin Kouamé, ivoirien , Avocat à la Cour, ex-Avocat au Barreau de Paris (France), diplômé de Droit public option droit international, Docteur d’Etat en…
Nous sommes tous Sénégalais et nous aimons et chérissons tant notre cher pays. (Par Ibrahima Cissokho)
Nous sommes tous Sénégalais et nous aimons et chérissons tant notre cher pays. (Par Ibrahima Cissokho)
Elections, Violences, réseaux sociaux : les fortes recommandations de Serigne Mountakha
Les prochaines élections locales, la recrudescence de la violence et les mauvais comportements sur les réseaux sociaux ont occupé une place importante dans le message du Khalife Général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké à l’occasion de la cérémonie de clôture du Magal de cette année. Par la voix de son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké, il a prôné le changement de comportement, à la culture de l’amour et du respect entre tous les sénégalais. Le Khalife a d’abord commencé par inviter les hommes politiques au sens de la responsabilité et à la retenue pour ne pas compromettre l’organisation et le bon déroulement des prochaines élections locales. «Tous les sénégalais, notamment les hommes politiques doivent jouer leur rôle pour le bon déroulement des elections locales. Il faut des élections tranquilles», a demandé Serigne Mountakha. Selon Serigne Bass Abdou Khadr, le Khalife lance un appel aux sénégalais, et à la jeunesse en particulier, pour s’ériger en bouclier et barrer la route au phénomène de la violence qui gagne du terrain. «La recrudescence de la violence chez les jeunes préoccupe au plus haut degré le marabout. Il nous invite à cultiver l’amour et le respect entre nous”, rapporte le porte parole du Khalife. Le khalife a également déploré les mauvais comportements qui prennent des proportions inquiétantes sur les réseaux sociaux. «Des familles sont séparées, des ménages brisés, des amitiés détruites et des vies anéanties par la mauvaise utilisation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies. C’est regrettable. Il faut un retour aux valeurs et préceptes de l’islam qui prônent la bonne qualité des rapports entre les humains», a déclaré le Khalife Général des mourides par la voix de son porte-parole.
VENTE AUX ENCHÈRES DE BIENS CONFISQUÉS : L’ONRAC RÉCOLTE 134 MILLIONS FCFA
VENTE AUX ENCHÈRES DE BIENS CONFISQUÉS : L'ONRAC RÉCOLTE 134 MILLIONS FCFA

